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Solde d’impôt : le prélèvement du 25 septembre 2026

Sommaire

Le solde de votre impôt sur les revenus 2025 est prélevé automatiquement le 25 septembre 2026. Jusqu’à 300 euros, en une seule fois. Au delà, en quatre prélèvements d’égal montant jusqu’au 28 décembre. Vous n’avez aucune démarche à faire, sauf pour demander un délai ou corriger un rejet.

L’avis arrive fin juillet, la ligne « montant restant à payer » n’est pas vide, et le prélèvement tombe fin septembre alors que l’impôt a été retenu tous les mois de l’année. La scène se rejoue chaque rentrée. Bercy a remboursé 12,6 millions de foyers fiscaux à partir du 24 juillet 2026, d’après sa fiche pratique du 22 juillet 2026. Les autres foyers paient, et ceux qui détiennent un patrimoine financier ou locatif sont surreprésentés dans ce second groupe.

Voici le calendrier réel, les deux pages officielles qui ne concordent pas, l’origine patrimoniale du solde, et les recours quand la somme ne passe pas.

Le prélèvement du 25 septembre, et le seuil de 300 euros

Le solde correspond à l’impôt dû sur les revenus perçus en 2025, diminué de ce qui a déjà été retenu à la source pendant l’année. Il apparaît sur l’avis mis en ligne entre fin juillet et début septembre dans l’espace Finances publiques. Rien n’est à faire pour le régler. La direction générale des finances publiques le prélève sur le compte bancaire qu’elle connaît.

Le seuil de 300 euros commande le nombre d’échéances. À 300 euros ou en dessous, un prélèvement unique le 25 septembre 2026. Au dessus, l’administration étale d’office la somme en quatre prélèvements d’égal montant, sans intérêt, sans frais et sans demande de votre part. L’échéancier complet et le compte utilisé figurent sur l’avis.

Un cas particulier mérite d’être connu. Les avis édités en octobre 2026 ne donnent que deux prélèvements, le 25 novembre et le 28 décembre. Un contribuable dont le dossier a été traité tardivement acquitte donc la même somme en deux fois au lieu de quatre, avec un effet de trésorerie deux fois plus fort en fin d’année.

Deux situations sortent du prélèvement automatique. Le compte bancaire inconnu de l’administration, et le signalement d’une séparation, d’un divorce ou d’une rupture de pacte civil de solidarité entre le 1er janvier 2026 et l’édition de l’avis. Le paiement se fait alors en ligne au dessus de 300 euros, et par tout moyen autorisé en dessous.

Documents administratifs et financiers posés sur un bureau
L’échéancier et le compte prélevé figurent sur l’avis d’impôt, pas ailleurs.

Quatre dates, et deux pages officielles qui divergent

La règle est simple, les dates le sont moins. Le calendrier fiscal d’impots.gouv.fr et la fiche Bercy infos du 22 juillet 2026 retiennent le 25 septembre, le 26 octobre, le 25 novembre et le 28 décembre 2026. La réponse d’impots.gouv.fr sur la somme restant à payer, modifiée le même 22 juillet 2026, écrit le 26 novembre.

Un jour d’écart, deux pages de la même administration. Nous ne tranchons pas. La seule date qui vous engage est celle imprimée sur votre propre avis, en face du montant de chaque échéance. Ouvrez-le plutôt que de recopier un calendrier lu ailleurs, y compris ici.

Votre situation Nombre de prélèvements Dates
Solde de 300 euros ou moins Un seul 25 septembre 2026
Solde supérieur à 300 euros, avis édité cet été Quatre, d’égal montant 25 septembre, 26 octobre, 25 ou 26 novembre selon la source, 28 décembre 2026
Solde supérieur à 300 euros, avis édité en octobre Deux, d’égal montant 25 novembre et 28 décembre 2026
Compte bancaire inconnu, ou séparation signalée en 2026 Aucun prélèvement automatique Paiement en ligne obligatoire au dessus de 300 euros

D’où vient un solde quand on détient un patrimoine

Le prélèvement à la source couvre les salaires, les pensions et les revenus des indépendants. Il laisse de côté une part entière des revenus du patrimoine, et c’est presque toujours de là que vient le solde de septembre dans les dossiers que nous suivons en conseil fiscal.

La plus-value de cession de titres ne supporte aucune retenue au moment de la vente. La cession d’actifs numériques non plus. L’impôt arrive donc en une seule fois, neuf à vingt mois après l’opération, selon le mois où elle a eu lieu. Le prélèvement forfaitaire unique s’établit à 31,4 % en 2026, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, sous l’effet de la contribution sociale généralisée portée à 10,6 % par l’article 12 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025. Une vente d’actions ou de parts de fonds réalisée cette année se réglera en septembre 2027, à ce taux. Même chose pour une cession de crypto-actifs déclarée au formulaire 2086.

Les revenus fonciers obéissent à une autre mécanique. Ils donnent lieu à un acompte prélevé chaque mois ou chaque trimestre par l’administration, calculé sur des revenus anciens, ceux de l’avant-dernière année jusqu’en août puis ceux de l’année précédente. Un bien acquis en cours d’année, un loyer qui monte, la fin d’un déficit reportable, et le rattrapage tombe l’automne suivant. Les prélèvements sociaux y restent à 17,2 %, comme sur l’assurance vie, ce qui interdit de raisonner avec un taux unique sur l’ensemble d’un portefeuille.

Reste la source la plus discrète, celle que personne ne relie à son avis. L’avance de 60 % versée à la mi-janvier sur certaines réductions et certains crédits d’impôt, prévue à l’article 1665 bis du code général des impôts, est calculée sur les dépenses de l’année précédente. Emploi à domicile arrêté, don annuel interrompu, dispositif locatif arrivé à son terme, et l’avance de janvier 2026 a dépassé le droit réel. Elle se rembourse en septembre, dans le solde, sans ligne explicite pour le dire.

Origine du solde Pourquoi le prélèvement à la source ne le couvre pas Le levier
Plus-value de cession de titres Aucune retenue au moment de la vente Bloquer 31,4 % du gain dès l’opération, sur un support liquide
Cession d’actifs numériques Aucune retenue, déclaration au printemps suivant Même provision, et tenue du registre des cessions à jour
Revenus fonciers Acompte assis sur des revenus anciens Relever l’acompte dès la mise en location ou la hausse du loyer
Avance de réductions et crédits d’impôt Versée en janvier sur les dépenses de l’année d’avant Réduire ou supprimer l’avance avant la fin de l’année
Dividendes imposés au barème sur option Retenue de 12,8 % inférieure à l’impôt final si la tranche est élevée Refaire le calcul de la case 2OP chaque année, sans la reconduire par habitude

Quand la somme ne passe pas : délai, rejet, majoration

La demande de délai de paiement se dépose depuis l’espace Finances publiques. Là encore, les deux pages officielles ne disent pas la même chose sur la date limite. La fiche Bercy infos retient le dernier jour du mois précédant le prélèvement. La réponse d’impots.gouv.fr sur les difficultés de paiement, modifiée le 22 juillet 2026, ouvre la demande jusqu’au troisième mois suivant la date limite de paiement. La version longue laisse du temps, la version courte est déjà refermée pour l’échéance de septembre. Déposez la demande sans attendre et conservez l’accusé.

Un prélèvement rejeté, pour compte clos ou provision insuffisante, ne se rattrape pas tout seul. L’administration adresse une demande de régularisation, et le retard ouvre la majoration de 10 % prévue à l’article 1730 du code général des impôts. La mise à jour des coordonnées bancaires était possible jusqu’au 15 septembre pour l’échéance du 25. Pour les trois suivantes, elle reste ouverte dans l’espace en ligne, rubrique Prélèvement à la source.

Au delà du délai, il existe la remise gracieuse de l’article L. 247 du livre des procédures fiscales. Elle vise les situations de gêne réelle, perte d’emploi, maladie longue, effondrement des revenus, et elle porte sur les pénalités comme sur le principal. Elle se demande par écrit, avec les pièces qui montrent l’écart entre les charges et les ressources. Le comptable public décide au cas par cas. Aucun droit n’est acquis d’avance.

Mains posant un stylo sur des documents lors d'un rendez-vous de conseil
Le solde de septembre 2027 se règle par des décisions prises avant le 31 décembre.

Trois gestes à poser d’ici le 31 décembre

Le solde de septembre 2027 se joue pendant les trois mois qui viennent. Trois actions réduisent l’écart, et aucune ne coûte un centime.

Moduler le taux et les acomptes. Le service « Gérer mon prélèvement à la source » recalcule le taux à tout moment, sur le fondement de l’article 204 J du code général des impôts. Une hausse de loyers, une cession programmée, un départ à la retraite, un changement de situation de famille se signalent au fil de l’eau plutôt qu’au printemps suivant. Bercy prévient que le nouveau taux met d’un à trois mois à parvenir aux organismes collecteurs, donc un signalement de décembre ne produira rien avant février.

Régler l’avance de janvier. Le même service donne accès à la gestion de l’avance de réductions et crédits d’impôt. Si vos dépenses ouvrant droit à réduction ont baissé en 2026, vous pouvez diminuer le montant qui vous serait versé en janvier 2027, ou y renoncer entièrement. Le service ferme en fin d’année, l’administration publie la date exacte à l’automne. Un versement refusé aujourd’hui est un solde évité dans onze mois.

Adhérer au prélèvement à l’échéance de la taxe foncière. La date limite est le 30 septembre 2026, par internet ou auprès du centre de contact, pour un prélèvement le 26 octobre au lieu du 15. Trois semaines de trésorerie gagnées, au moment précis où la deuxième échéance du solde d’impôt se présente. Le contrat se reconduit ensuite pour 2027 sans nouvelle démarche, sauf avis contraire de votre part.

Les questions qui reviennent au cabinet

Pourquoi ai-je un solde alors que je suis prélevé à la source chaque mois ?

Parce que le prélèvement à la source ne touche pas tout. Les plus-values de cession de titres et d’actifs numériques n’entraînent aucune retenue, les acomptes fonciers sont calculés sur des revenus anciens, et l’avance de réductions et crédits d’impôt versée en janvier peut avoir dépassé votre droit réel. Le solde de septembre remet ces écarts au même niveau.

Mon avis a été édité en octobre, pourquoi deux prélèvements et non quatre ?

L’étalement en quatre échéances suppose un avis transmis à l’été 2026. Pour les avis édités en octobre, l’administration ramène l’étalement à deux prélèvements, le 25 novembre et le 28 décembre 2026. Le montant total ne change pas, seule la répartition se resserre sur deux mois.

Que se passe-t-il si le prélèvement du 25 septembre est rejeté ?

Vous recevez une demande de régularisation précisant le montant et les moyens de paiement admis. Le retard expose à la majoration de 10 % de l’article 1730 du code général des impôts. Mettez à jour vos coordonnées bancaires dans votre espace en ligne pour sécuriser les échéances restantes, et payez la fraction rejetée sans attendre le courrier suivant.

Une cession de titres ou de crypto-actifs peut-elle expliquer le solde ?

Elle l’explique souvent à elle seule. Aucun prélèvement n’intervient au moment de la vente, l’impôt est appelé après la déclaration du printemps suivant. Une plus-value de 40 000 euros réalisée en 2026 représentera 12 560 euros au titre du prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, exigibles à l’automne 2027. La provision se constitue au moment de l’opération, pas au moment de l’avis.

Puis-je demander un délai de paiement après le premier prélèvement ?

Les deux pages officielles divergent sur ce point, l’une fixant la demande au dernier jour du mois précédant le prélèvement, l’autre l’ouvrant jusqu’au troisième mois suivant la date limite de paiement. En pratique, déposez la demande dès que la difficulté est identifiée, en visant les échéances d’octobre, novembre et décembre qui restent à venir.

Le prélèvement à la source continue-t-il pendant que je paie le solde ?

Oui, et les deux se cumulent sur les mêmes mois. Vous acquittez le solde des revenus 2025 pendant que l’impôt sur les revenus 2026 continue d’être retenu, avec régularisation à l’été 2027. Cette superposition de fin d’année surprend beaucoup de foyers, surtout quand les quatre échéances tombent sur septembre, octobre, novembre et décembre.

Un solde qui se répète d’une année sur l’autre signale un réglage à revoir, pas une fatalité. Nous examinons la composition de vos revenus, vos acomptes et votre avance de crédits d’impôt, et nous calons le taux avant la fin de l’année. Prendre rendez-vous avec Montaigne Patrimoine.

Cet article présente une information générale et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les placements financiers et immobiliers comportent un risque de perte en capital. Les actifs numériques connaissent une volatilité renforcée et peuvent perdre tout ou partie de leur valeur. Information à jour au mois de septembre 2026, sous réserve de la loi de finances en vigueur et des commentaires administratifs publiés depuis.

Louis Alexandre de Froissard, Montaigne Patrimoine

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